(par Réginald-Robert RACINE †, prêtre du diocèse de Digne)
Les raisons qui peuvent justifier, ou expliquer, une rénovation adaptée des Fraternités sacerdotales de Saint-Dominique, ne manquent pas. Et l’on peut dire que leur éclosion est naturelle et immanquable, dès lors qu’un tel faisceau de circonstances favorables converge vers elles. Ces convergences, nous allons les énumérer, en toute humilité et discrétion, tout à fait conscients qu’il ne s’agit pas d’un phénomène retentissant, susceptible de changer la face du monde ! Nous percevons bien qu’une telle entreprise ne peut se développer que si elle correspond à une aspiration réelle chez quelques prêtres, et si elle est soutenue et encouragée par l’Ordre de Saint-Dominique tout entier, conscient de son enjeu, pour le rayonnement apostolique de l’Ordre lui-même “si c’est des hommes, en effet, que vient leur résolution ou leur entreprise, elle disparaîtra d’elle même ; si c’est de Dieu, vous ne pourrez pas les faire disparaître” (Ac 5,38-39).

Homélie du P. Philippe Jullien en la Fête de S Dominique au Monastère de Prouille
Le 10 décembre 2001, dans le cadre du couvent dominicain de Marseille, était fondée la seconde fraternité sacerdotale dominicaine de France regroupant des prêtres séculiers du diocèse de Nîmes (Gard).
Entrer dans une fraternité sacerdotale c’est, à mon avis, répondre par libre choix à un appel. En fait, dans notre formation académique au Séminaire nous ne sommes pas préparés à rejoindre un groupe informel ou plus charpenté de prêtres séculiers. Cependant au fil du temps, et c’est surtout vrai après l’ordination, nous sentons le besoin de nous dire, de nous penser, de partager entre prêtres les fruits de notre ministère commun. Quelques uns rejoindront l’Apostolat du Clergé, tandis que d’autres se sentiront plus à l’aise à « Jésus Caritas »… ; et d’autres encore dans la fraternité sacerdotale de saint Dominique… A chacun selon son appel et son désir d’y répondre.
