Couvents

L’histoire
Les frères prêcheurs autrement dits « Dominicains » sont présents sur l’Hispaniola depuis 1510. Car c’est ainsi que Chrystophe Colon appela l’île qui comprend aujourd’hui Haïti et la République dominicaine. En 2010, l’ordre fondé par saint Dominique célébrera le Ve centenaire de la fondation du couvent de Saint-Domingue. 
À Saint-Domingue, face à la mer, une statue haute de quinze mètres du frère Antonio de Montesinos rappelle sa prédication du quatrième dimanche de l’Avent 1511 qui défendait les Indiens Taïnos. La communauté des frères prêcheurs sous la responsabilité du vicaire Pedro de Cordoba avait mené toute  une réflexion sur les mauvais traitements imposés aux Indiens en flagrante contradiction avec l’Évangile et le Droit de l’Église enseigné à l’université de Salamanque où la tradition de saint Thomas d’Aquin allait trouver un grand défenseur en la figure du frère Francisco de Vitoria (Salamanque, Espagne +1546), fondateur du droit international et précurseur de l’ONU, comme l’a  rappelé le pape Benoît XVI dans son discours au siège de l’ONU à New York le 18 avril 2008.

Lire la suite...

Nous en avons de la chance ! A moins d'une heure de Marseille, une communauté de moniales dans le Var, et à deux ou « à peine plus », une autre déjà, dans une Drôme encore provençale. Si les premières nous ont vus nombreux le 24 mai à Saint-Maximin, les secondes nous ont tous vu à Taulignan. Pour établir un tel record, vous le savez d'expérience, il faut des circonstances exceptionnelles et une certaine conviction commune. Du 23 au 28 août, ces diverses composantes et la vertu des frères furent réunies à la Clarté Notre-Dame. Notre couvent s'y rendit pour vivre sa retraite annuelle, heureux d'accueillir aussi son prédicateur, venu du Couvent Saint-Jacques, le fr. Paul-Dominique Marcovits qu'on n'a nul besoin de présenter – merci !

Lire la suite...

Avec Celui qui passe son chemin à Emmaüs, nous avons mis le Temps Pascal sous le double signe de la beauté et du mouvement. Nous faisons, du reste, le constat que l’une va avec l’autre. Outre les voyages à destination de la Turquie ou de la Norvège, le mouvement le plus spectaculaire est le déménagement/aménagement multiforme de nos locaux entre le bâtiment conventuel : chambres et parloirs et le bâtiment dit Lacordaire : salles et secrétariats en tous genres ! Ballet presque incessant de frères et d’ouvriers, caisses, cartons et meubles dont certains ont échoué provisoirement dans les couloirs ! Belle occasion de désencombrer les galetas et arrières salles remplies d’inutile. Pourtant pas d’affolement ni de confusion, le jeu des chaises musicales vider une pièce pour en garnir une autre s’effectue dans le calme et la discipline grâce au talent d’organisateur du Prieur et du procureur conjugué et de la belle efficacité de notre architecte et ami Bernard Geyler, venu tout exprès de Strasbourg entre deux coups de main au Cerf et à Sylvanès. Le talent et l’organisation font donc bon ménage. Bref, le spectacle se déplace dans notre belle province vers Montpellier, surtout depuis que Marseille a terminé ses murs extérieurs!

Lire la suite...

En 1225, neuf ans après la fondation de leur Ordre, les Dominicains s’installent à Marseille. Depuis 800 ans, leur prédication, leur liturgie, est un "poumon spirituel" pour la ville. Au cours des siècles, de grands noms de frères dominicains ont marqué les esprits par leur enseignement, leurs travaux, leurs publications et leur présence à chacun. Un couvent dominicain est un groupe de frères qui entendent être tout entiers donnés au service de la Parole de Dieu. Leur vie commune quotidienne est une vie fraternelle de prière et d’étude, où sont préparés colloques, réunions, conférences, sermons, livres et autres enseignements qui constituent leur labeur quotidien. Dès l’origine, l’ordre dominicain “fut spécifiquement institué pour la prédication et le salut des âmes.” (Constitutions dominicaines 1,II) Les frères Prêcheurs fondés par S. Dominique (1170-1221) appartiennent aux Ordres mendiants et vivent de ce qu’on leur donne. Ils mettent en commun tout ce qu’ils reçoivent. A Marseille, ils continuent de manifester visiblement une présence de l’Evangile au cœur d’une ville cosmopolite et plus vivante que jamais.

Lire la suite...

La grotte (en provençal : baumo) de sainte Marie-Madeleine est une grotte naturelle creusée par l’érosion. Elle est dite sainte du fait que, selon la tradition de Provence, sainte Marie-Madeleine y vécut les trente dernières années de sa vie, après avoir accosté aux Saintes-Maries-de-la-Mer ou à Marseille et évangélisé la région.

Lire la suite...